PREFACE. xiijçbe ou rouge sur-abondante, que son Sou-fre intérieur & incombustible , & la cha-leur extérieure lui donnent, par le moyendcquoi, étant projettée sur J’Argent-viféchauffé, & sur les Métaux imparfaits ,ìoríqu’ils font en fusion , elle pénétre ,teint & fixe véritablement en Argent ouen Or leur Mercure , qui est de fa mêmenature , & avec lequel elle s’unit & en sé-pare tout ce qu’ils ont de Soufre impur ,& de craíîe terrestre.
Voici de quel maniéré les Philosophesdisent que la chose fe fait. Le Mercuredes Philosophes ( qu’ils appellent la Fe-melle) étant joint & amalgamé avec l’Or( qui est le Mâle ) bien pur A en feuilles'ou en limaille , & mis dans l’Oeuf philo-sophai ( qui est un petit Mat ras fait enovale , que l’on doit sceller Hermétique-ment , de peur que rien de la Matière nes’éxhale.)On pose cet Oeuf dans une écuel-le pleine de cendres , qu’on met dans leFourneau , & lors ce Mercure , par lachaleur de son Soufre intérieur, excité parle feu que l’Artiste allume au dehors , &qu'il entretient continuellement dans undégré & dans une proportion nécessaire,ce Mercure, dis-je , dissout TOr fans vio-lence , & le réduit en atomes, puis en sonMercure, qui est sa Semence 5 ce qu’ilfait, parce qu’il est de même nature que