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Tome premier.
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XIII
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PREFACE. xiijçbe ou rouge sur-abondante, que son Sou-fre intérieur & incombustible , & la cha-leur extérieure lui donnent, par le moyendcquoi, étant projettée sur JArgent-viféchauffé, & sur les Métaux imparfaits ,ìoríquils font en fusion , elle pénétre ,teint & fixe véritablement en Argent ouen Or leur Mercure , qui est de fa mêmenature , & avec lequel elle sunit & en sé-pare tout ce quils ont de Soufre impur ,& de craíîe terrestre.

Voici de quel maniéré les Philosophesdisent que la chose fe fait. Le Mercuredes Philosophes ( quils appellent la Fe-melle) étant joint & amalgamé avec lOr( qui est le Mâle ) bien pur A en feuilles'ou en limaille , & mis dans lOeuf philo-sophai ( qui est un petit Mat ras fait enovale , que lon doit sceller Hermétique-ment , de peur que rien de la Matière neséxhale.)On pose cet Oeuf dans une écuel-le pleine de cendres , quon met dans leFourneau , & lors ce Mercure , par lachaleur de son Soufre intérieur, excité parle feu que lArtiste allume au dehors , &qu'il entretient continuellement dans undégré & dans une proportion nécessaire,ce Mercure, dis-je , dissout TOr fans vio-lence , & le réduit en atomes, puis en sonMercure, qui est sa Semence 5 ce quilfait, parce quil est de même nature que