xvj PREFACE,sophcs. II n’y a que cela seul qu’ils ontcaché, (Sc qu’ils disent qu’il eíl imposableaux Hommes de pouvoir trouver & ima-giner d’eux-mêmes , si Dieu ou un Amine le leur révélé. C’est leur Enfant qu’ilsforment , non pas en le créant (parce qu’iln’y a que Dieu qui peut tirer les chosesdu néant, Sc que F Art ne travaille que furune Matière qui à dèja été produite par laNature ) mais en le tirant & faisant sortirdes choses où il est enfermé. L’Art neíçauroit pourtant faire cette admirable pro-duction tout seul , il faut nécessairementqu’il soit secouru de la Nature, Sc qu’eliey travaille , Sc c’est elle qui sait la plusgrande partie de l’Ouvrage. Mais fa ma-niéré d’agir dans cette Opération est incon-nue aux Hommes , quoi qu’ils en ayentcontinuellement des exemples devant lesyeux, parce qu’elle est trop simple ée tropnaturelle. Et c’est assurément le Fourneausecret , dont parle Philaléthe , que jamaisl’œil corporel n’a vû. C’est à ce Mercure& à la préparation que l’Artiste lui donne,que doivent se rapporter la plupart des cho-ses qui nous parodient des Enigmes & desdifficultés si embrouillées dans les Livresdes Philosophes. C’est ce même Mercure,qu’ils ont pris plaisir de déguiser sous tantde différens noms , qu’îls ont appelle ìeMercure animé , le Mercure double, le
Mercure