PREFACE.- x*Ík
cî’agir aussi régulièrement, qu’elle a ac-coutumé de faire. Cette résistance quetrouve la Nature dans la production desMétaux imparfaits , c’est la crasse & bor-dure que l’Argent-vif, qui en est la Ma-tière , a contracté par l’impureté de fa Ma-trice , c’est-à-dire du Lieu où il fe trouvepour former l’Or ; & par l’alliance qu’ilfait en ce même Lieu avec un Soufre mau-vais & combustible. Ces obstacles , c’estîe défaut de la chaleur ; soit qu’elle vien-ne ou du Centre , conduite par YArchée ,ou dh Soleil ; soit qu’elle se fasse de su-rdon de ces deux. Farce que la chaleurn’étant pas assez forte pour séparer ces cras-ses 8c ces impuretés d’avec Í’Argent-vif ,elle laisse cette Matière crue ou à demicuite , 8c partant imparfaite. De manièreque îe principal effet de la chaleur étantd’unir les choses qui font d’une même Na-ture, êc de désunir celles qui ne le fontpas , Sc qu’on appelle hétérogènes ; ainsiselon les diverses impressions que fait lachaleur fur ce Mercure , & selon les di-vers degrés de coction qu’elle lui donne,elle le purifie plus ou moins de ses impu-retés Sc en íépare une moindre ou une plusgrande quantité de ce mauvais Soufre. Delà vient qu’encore qu’elle ne veuille pro-duire qu’un seul Métail, elle est néanmoinscontrainte d’en faiye plusieurs. II n’y en a