PREFACE. xxxjc'rud & fort volatil, ( comme il fe coimoîten ce qu’il est le plus mou A le plus aisé àfondre de tous ) ce- Mercure enlève <Ssemporte avec soi tous les autres.
Pour pouvoir donc accomplir l’in ten-sion de la Nature , & pour perfectionnerLes Métaux, il n’y a que deux choses kfaire , à séparer ieur Mercure de son mau-vais Soufre , & le détacher de fes autresimpuretés , & à lui donner la Fixité Ôc laTeinture de l’Argent ou de l’Or. Car delui même il a presque tout le poids de l’Orjêí il acquiert aisément ce qui lui en manquepar cette séparation. Parce qu’en la dé-gageant de Ces impuretés ( parmi lesquel-les il fe rencontre une humidité superfluequi le rend hidropique ) il se trouve .réduità un plus petit volume , Sc par ainsi pluspesant.
La Poudre de projection fait ces deuxchoses , ôc elle supplée à ces deux man-quemens de la Nature. Car cette Poudren’étant, ainsi qu’ii a été remarqué, que^incorporation , pour ainsi dire, du Mer-cure-des Philosophes & de celui de l’Or,qui a acquis par la cuisson le souverain de-gré de Fixité ôc de Subtilité , avec Tein-ture surabondante ; Cette Poudre, jettessur les Métaux imparfaits lorsqu’ils fontfondus, acheve presque en un moment*ce que la Nature n’auroit fait qu’en plu-