PREFACE, xxxíïjtaux imparfaits seroient de différentes Es-pèces ; A quand il feroit vrai encore queles Espèces ne pourroient pas être chan-gées les unes en les autres, ainsi qu’on leprétend, parce que chaque Espèce a sespropriétés particulières , qui la rendent dif-férentes des autres & incommunicable auxautres , Sc quì par conséquent empêchentque cette métamorphose Sc ce changementmonstrueux se puislc faire. Encore, dis-je ,que cela fût véritable, on ne pourroit pasraisonnablement conclurre ni inférer de là,que la Transmutation ou Perfection métal-lique fût impossible. Parce que la Matière,dans laquelle se fait ce changement, ou( pour parler le langage de í’Ecole ) le Su-jet où se fait ce mouvement Sc l’introduc-tion de cette Forme , ce ffeíl ni le Plomb,ni ì’Etain, ni le Fer, ni le Cuivre, nimeme le Mercure vulgaire tout entier.Mais c’est le Mercure du Plomb,le Mercu-re de FEtain, le Mercure du Fer, le Mer-cure du Cuivre ; Sc ( ce qui semblera peut-être un galimatias) le Mercure du Mercurevulgaire. Et tous ces Mercures ne fontqu’une même espèce de Mercure , Sc unemême Matière , que la Nature a formépour en faire de l’Or.
D’ailleurs , outre que les Métaux im-parfaits ne font différons entr’eux que parles différons degrés de coction, selon qu’d: