PREFACE. xlvîjcfe cette Teinture, c’est le Soufre pur duMercure des Métaux imparfaits , qui delui-même a dèja la Teinture de l’Or. Carétant une ébauche de l’Or, il est constantqu’ilen a la Teinture, renfermée dans lui-même, qui n’est autre chose que son Sou*fre pur ( ainsi que dit le Trévifan ) qui estprofondément caché dans son centre. G’eítpourquoi les Philosophes disent , & lesChimistes le trouvent par expérience, quele Mercure efl blanc au dehors , & r.ougedans son intérieur , Ainsi cette Poudre luicommunique aisément la Teinture de l’Or,parce qu’il en a dèja la prémiére couche :Et c’est alors que se fait ce que disent lesPhilosophes: Que ce qui efl occulte & caché)devient apparent Ù 1 manifefte.
Pour la Fixité. Cette Poudre ayant ae*quis une Fixité très subtile par la très-for-te union des deux Mcreures avec leursSoufres purs incombustibles, 6c par unetrès - parfaite digestion , qui, en cuisant ,fixe ce qui est volatil , Sc n’étant que laQuintessence Sc l’Esprit de l’Or, très-fixe,ainsi que l’appelle Philaléthe ; il ne faut pass’étonner si presque dans un moment, ellepeut donner la Fixité de l’Or,. au.Mercu-re , par la séparation qu’elle fait de sesimpuretés Sc de son humidité superflue Scvolatile , puisque nous voyons que la feu-!-le vapeur du Plomb , qui n’est, d-fent lesPhilosophes , que ia prémiére coaguiation