P R E F A C E. M
1 es vers qui étoient gravez fur cette Tom-be & au dedans, il est parlé d’une Eauqiai ne doit jamais manquer, d’une mixtiondes Elérftens fort exacte Sc fort laborieuse »■Sc de Mercure avec son chapeau ; ce quia quelque rapport au grand’Oeuvre ; maisce n’en est pas une preuve suffisante, nìune conviction
On pourroit avec plus de fondement ScSc de raison alléguer pour une expérience-& pour une preuve du grand’Oeuvre, îa-Table de la Toison d’Ôr, qui étoit à Col-chos. Car outre que les- Fables ne font'fondées que sur de véritables Histoires j.qu’elles n’étoient que pour cacher les Mif-téres de la Théologie Sc de la Philosophiedes Anciens ; & que Suidas assure avecbeaucoup de vrai-semblance > cette Toisond’Or,-( qu’il est impossible qui ait jamaisété ) n’étoit autre chose qu’un Livre enparchemin où étoit écrite la maniéré defaire l’Or par la Chimie. Toutes les cir-constances qui se trouvent dans cette His-toire, ont un rapport si juste avec îes opé-rations & les effets de la Pierre Philoso-pha! e , qu’onne sçauroit raisonnablement'['expliquer autrement.
Voici l’application qu’en a fait un desplus sçavans Médecins de ce siécle. LeDragon qui veilloit toujours pour gardercette Toison , nejì,. dit-il, autre chose quele Mercure qu’íl est mal-aisé de pouvoir'