PREFACE. íxxïîjjturc beaucoup plus de pi. ou p 7 . ans.Ses Parens étoient pauvres , Sc ne lui lais-sèrent apparemment pour tout Bien quela maison où il demeuroit,„& où il estmort. Cette maison , qu’il a donnée à l’E-glise , est dans la rue des Ecrivains, Sc el-le fait l’un des coins de la rue Marivaux ,vis-à-vis la porte de l’Eglise S. Jacques, quel’on appelle la Porte Marivaux, du nomde cette rue. Les Parens de Flamel n’ayantpas le moyen de le faire beaucoup étu-dier , il apprit assez de Latin pour se faireEcrivain ou Copiste, qui étoient ceux quicopioient les Livres , que nous appelionsmaintenant Manuscrits , parce qu’alorsrimpresiîon n’étoit pas encore en usage.Et en effet M. Naudé dans ses Mémoires,dont nous parlerons ci-après , dit qu’íl avu à Rome un Roman de la Rose écrit d®la main de Flamel. 11 n’éxerça point d’au-tre Profession toute fa vie. Car dans sonTestament, il ne prend point d’autre qua-lité que celle d’Ecrivain.
Comme Flamel gagnoit sa vie à co-pier des Livres , & à écrire des Inventai-res Sc des Comptes , il trouva par hazardà quelque Inventaire le Livre d’AbrahamJuif, qu’il acheta. II y a apparence, com-me il le dit, que ce Livre avoit été déro-bé aux Juifs , ou trouvé caché dans quel-qu’une de leurs maisons, lorsqu’ils furentTome I, g