PREFACE. Ixxxï*
re ; il faut nécessairement qu'il ait eu toutes,ces Richesses de la dépouille des Juifs , quiJurent bannis en ce temps-là & qu’ainjt ila dà être leur Commis ou leur Hommed*Affaires. Ce qui étant une Conséquen-ce qu’il tire d’un faux Principe , & que -nous lui contestons avec raison. Sommes-nous obligez de le croire far fa bonne foi ?Car est-ce parcc que Flamel vivoit de cetemps-là r qu'il a fait les Affaires des Juifs?XI y avoit alors plusieurs milliers de Per-sonnes à Paris. Est ce parcs qu’il étoitCopiste? II n’étoit pas le seul de cette Pro-fession. Et cela même devroit faire croireque les Juifs ne l’auroieiìt pas choisi pourleur Agentparcs qu’il n'est pas croyableque tous les Juifs-, qui étoient fort- opu-lents à cause de leurs usures , eussent'vou-lu, d’un commun accord, confier tous leursEífeéts Sc tous leurs Biens- entre les mainsd’un seul Homme , qui n’avoit point d’au-t re qualité que d’être Copiste, comme sontceux que le Peuple appelle Secrêt-aìres desInnocens, Sc qui n’avoit pour tout Bienqu’une maison fort peu considérable.
Car de vouloir dire que Flamel n’e'toirque comme un Solliciteur d’Affaires, qui >quoi qu’il n’eût pas encre ses mains les-Ef-fets des Juifs , n’a pas laiíïe de profiter,de leurs. Biens; parceque faisant -leurs Af-faires , Sc sçachaat ceux qui dévoient austTome í> k-