PREFACE. xck■Sc extravagantes, ne réussissent jamais àfaire la Pierre Philosophale, quelque pei-ne qu’ils y prennent, quelque temps qu’ils femployent, & quelque dépense qu’ils puis-sent faire dans leurs Recherches. Ont-ilsraison pour cela d’accuser la Science deleur égarement, comme si elle étoit fauíîèjA de se prendre aux Philosophes de leurerreur , comme si c’étoient des Trom-peurs ? Un Malade auroit-il sujet de seplaindre de son Médecin de ce qu’il negueriroit pas, s’il ne vouloit rien faire detout ce qu’il lui ordonneroir ; & qui feroitmême tout le contraire; Et ne fe mocque-roit-on pas d’un Homme qui s’opiniâtre-roit d’aller de Paris à Orléans en prenantle chemin de Sentis, au lieu de celui d’E-îampes qu’on lui auroít enseigné ?
]1 est vrai qu’il y a une quantité d , îm-pofleurs dans la Chimie , comme il y a uneinfinité de Charlatans dans la Médecine.Mais comme les Charlatans font de fauxMédecins j les Imposteurs & les Soufleursne font pas de véritables Chimistes, Et ily a moins dequoi s’étonner qu’il y ait tantde Fourbes & de 1 rompeurs en ces deuxprofessions. Mais où n’y en a-t'il point ?Puisque la Religion même, qui est fondéefur la parole indubitable de Dieu, a euîant d’Hérétiques ? II y a moins de su-jet , dis-je , de s’étonner qu’il y ait tant