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Tome premier.
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XCIX
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PREFACE. xckSc extravagantes, ne réussissent jamais àfaire la Pierre Philosophale, quelque pei-ne quils y prennent, quelque temps quils femployent, & quelque dépense quils puis-sent faire dans leurs Recherches. Ont-ilsraison pour cela daccuser la Science deleur égarement, comme si elle étoit fauíîèjA de se prendre aux Philosophes de leurerreur , comme si cétoient des Trom-peurs ? Un Malade auroit-il sujet de seplaindre de son Médecin de ce quil negueriroit pas, sil ne vouloit rien faire detout ce quil lui ordonneroir ; & qui feroitmême tout le contraire; Et ne fe mocque-roit-on pas dun Homme qui sopiniâtre-roit daller de Paris à Orléans en prenantle chemin de Sentis, au lieu de celui dE-îampes quon lui auroít enseigné ?

]1 est vrai quil y a une quantité d , îm-pofleurs dans la Chimie , comme il y a uneinfinité de Charlatans dans la Médecine.Mais comme les Charlatans font de fauxMédecins j les Imposteurs & les Soufleursne font pas de véritables Chimistes, Et ily a moins dequoi sétonner quil y ait tantde Fourbes & de 1 rompeurs en ces deuxprofessions. Mais ny en a-t'il point ?Puisque la Religion même, qui est fondéefur la parole indubitable de Dieu, a euîant dHérétiques ? II y a moins de su-jet , dis-je , de sétonner quil y ait tant