PREFACE, ej-
éionner, que de ce qu’on voittant de Sou-fleurs; comme il est plus rare de trouver u»Homme íçavant, que plusieurs Ignorans.Car un Philosophe íe cache,& les Soufleursse produisent d’eux-mêmes. Les Soufleursn'ont rien à perdre, & ont besoin de tout.Sc áínsi ils cherchent continuellement denouveaux Hommes pour les affronter. Un"Philosophe r?a rien à souhaiter , & a toutà-craindre de Pavaricc 8c de la perfidie desHommes ; c’est pourquoi il les fuit pourhetre pas découvert. Ainsi un véritable-Philosophe est comme un Homme debien qui auroit trouvé dans fa maison-un grand Trésor, que ses Ancêtres y a-voient caché ; il le garde avec foin- ; il íevisite avec précaution ; il le ménage avecprudence, Sc il ne s’en sert qu’avec quel-que sorte de crainte , de peur qu’on ne ledécouvre. Mais il vit néanmoins contentdans la légitime possession qu’il a Sc dansle bon usage qu’il sait pour la gloire deDieu Sc pour le soulagement des Pauvres,d’un si grand bien Sc qui lui appartient sijustement. Au lieu que les Soufleurs res-semblent à cette sorte de Gens, dont ondit qu’il y a un si grand nombre en cette Vil-le , qui promettent hardiment à ceux quifont assez foibles pour les croire , de leurdécouvrir des Trejòrs immenses , parceqji’ils sçavent, disbnt-ilsjle Lieu où on les a
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