PREFACE. c*Après quoi il n’y a plus qu’à.le cuire Sc à4e faire digérer , par un Régime de fe.uqui lui soit proportionné, jusqu’à ce queA’Eau qu’il est il devienne Poudre. Etc’est là ce que les -Philosophes appellentconvertir les Eiémens, dissoudre & con-geler ; faire le fixe volatil, & le volatil:fixe ; & ce qu’ils nous avertissent fi sou-vent être l’unique chose qu'i! y ait à fai-re pout l’entiére perfection de leur grand■Oeuvre.
Mais laquelle de ces deux Yoyes qusí’on suive , c’est principalement à faireleur prémier Mercure, que les Philoso-phes réduisent toute la difficulté, & top-te la peine,' la seconde Opération étantsi facile selon eux , qu’ils disent que,c’estun Ouvrage de Femme , &un Jeu d’En-fans. En effet, outre qu’ils ne font pas unfort grand mistére de cette Opération, Scque plusieurs d’entr’eux l’ont même ensei-gnée si clairement, qu’ils l’ont entière-ment déclarée ; ayant exactement marquétous les changemens qui doivent arriver àla Matière., lorsqu’elle est enfermée dansle Vaisseau, lirpité le temps auquel ils.doivent arriver, Sc déterminé combien-doit durer cette seconde Opération ; IIest certain d’ailieurs que le Feu qui est P A-gent extérieur , & non seulement tout ceque l’Art peut contribuer à ce second Ou-