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Tome premier.
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CXXXI
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PREFACE, exxxjpossible qui fût arrivé après que tant de mil -îiers dHommes de toutes Nations ,toutes Religions, de toutes sortes détats&de Conditions , jusques aux Femmes mê-mes lont sçuë , sans un effet particulier &visible de la providence de Dieu, qui napas permis quelîe fût divulguée. Outre ,dis-je, que Dieu, qui est k Maître despensées & des paroles des Hommes , neveut pas que cette Science soit si com-mune , & quil ne seroit pas juste ni rai-sonnable que les Stupides & les Paresseuxeussent le même avantage que les Person-nes éclairées & laborieuses ; II est certamquun Philosophe causeroit le plus granddésordre qui fut jamais , qui enfeigneroiíclairement le moyen de faire autant dOr& dArgent quon en pourroit souhaiter ;en sorte que ces deux Métaux, qui serventdornemens à toutes les Dignités, & quifont le lien du commerce & de la sociétéhumaine , fussent aussi communs que lespierres ; comme TEcriture nous apprendquils étoient dans la Judée pendant 1e Rè-gne de Salomon.

Ce n 1 est pas quil ne fût à souhaiter pourla paix & la tranquilité des Hommes , ouque lOr & lArgent leur eussent toujoursété inconnus, ou quau moins ils leur eus-sent toujours été inutiles ; puisque ce sontces deux Métaux , qui, par la nécessité que