F8 Les sept Chapitres.vision de l’Eau des anciens Philosophes >qui la partage en quatre autres choses.Une est à deux, 8c trois â une. Et à laCouleur de ces chofes 5 c’cst à dire à l’Hu-jmeur qui coagule , appartient la troisiè-me partie , 8c les deux autres troisièmesparties font pour l’Eau. Ce sont-là lespoids des Philosophes, (i)
Prenez de i’Hameur une once & demie,Sc de la Rougeur méridionale , ou del’Ame du Soleil la quatrième partie, quiest une demie once , & de la Gommeorangée ausiì une demie once, & la moi-tié d’Grpiment, qui font huit, c’est à diretrois onces.
(i) L’Aiiteur détermi-ne ici quelle doit être ladose , ou la quantité desdeux Matières , qui en-trent dans la Compositionde l'Oeuvre. Il appellecette Composition l'Eaudes anciens Phiios’phes,ou à cause que leur pre-mier Mercure , qui estîeur Eau,est la première &principale partie de cetteComposition , écqu’il y est>en double portion du Sou-fre, ou de l'Or, qui en estA'autre oartie.cequi est, dit-il,le poids desPhiiosophes,ou bien , parce que le mé-lange du premier Mercu-re & de l'Or ne peut pointêtre appelle la Composi-tion de i'Oeuvre , qu'a-xrês que VQx est distoasj
n'y ayant effectivementque les choses liquides, &encore celles qui font demême nature, qui puis-sent s'unir parfaitement,& faire une véritableComposition. Et c'est fanadoute pour cette raisonqtsiil nomme 1s Soufre,ou l'Or, la Teinture desMatières, Sc THumeurcoagulante, parce que c'estle Soufre qui teint Sc quifixe. D'ou il est évidentqu’il faut nécessairementque l'Or soit diïTouSj pourpouvoir être exactementuni avec le Mercure , quiest son Dissolvant, Sc parconséquent, pour faire en-semble la véritable Com*position de i’Oeuyre,