CHAPITR.fi II. 27Et en ces deux Substances on remarqu*visiblement l’assemulage Sc l’union des«juatre Elémens. (i)
(i) Li comparu Ton queSes Philosopha font deieuc grand Oeuvre avecA'ceuf, est: tort juste, maisnon pa? tant à mon advis,parce que les quatre Elé-mens se trouvent dans leurOeuvre de même que dansl'œuf, qu'á cause quhl ya deux Matières dansl’Oeuvre des Philosophes,leur Mercure & PÒr ;comme il y en a deux dansPauif,le Jaune ôc le Blanc.Que ces Matières ontgrand rapport les unes auxautres , ôc quil y a beau-coup de ressemblance en-tre-eîles ; outre les autreschoses qui contribuent acette conformité. Car pré-miérement ie Mercure desPhilosophes étant, selonPhiiaiéthe , semblable àl’Argent vif vulgaire , Ôcen ayant Papparence ôctoutes les propriétés , ilreprésente parfaitement leblanc de Pceuf non feule-ment parce que, commelui, il est blanc , aqueux,liquide, ôc d'une consistan-ce un peu épaisse , Ôc que«Tailleurs dans la compo-sition de POeuvre , il y» plus de ce premier Mer-cure que d’Or;comme dansPœuf le blanc est en plusgrande quantité que n'estle jaune; mais principale-ment parce que lc Mercu-
re vivifie TOr , disent leS
Philosophes, St qu’il a eiilui tour c. qui est nécessai-re pour la composition ÔCperfection de POeuvre.Ce qui a donné lieu à cet-te Maxime; Tour ce queles Sages rfycrcfjent, efl 1dans le Mercure > de mê-me que le blanc de l’ceufa en loi tout ensemble ôc lamatière , donc est entière-ment sonné le Poulet, ôcJe principe qui lui donnela vie. Secondement TOr »qui est Tautre Matièrede TOetivre . ressemblépareillement au jaunede Pccuf , tant par saCouleur Ôc sa ‘consistan-ce , qui est plus resser-rée ôc plus solide quen’est celle du Mercure ,qu'à cause qu’il lui íèrtde ferment » ôc même dsnourriture ; ce qu’il saieen Tépaississant, le fixant,ôc s’unissant intimement àlui : comme le jaune deTccuf est plus épais que leblanc, & que dans Tœufilserc d’aliment au Poulet,qui se forme du blanc ,jusqssà ce quM soit éclos*Ainsi le jaune de Panis ennourrissant le Poulet, &s*unissant à fa substance *reçoit la vie; comme POr,selon les Philosophes , estvivifié , lorfqu’il est si L-xactement uni à leur Mer*
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