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CHAPITRE IV.
E Coutez , Fils des Sages , com-me cette Pierre crie : Défendez-moi, & je vous défenderai. (i) Vou-lez-vous me donner ce qui m’appartient,afia que je vous aide ?
(I) Qnoi'qur la Naturefie produise pas feulementla Matière du premierMercure des Philosophesdc 1 * 0 r , qui font , ditPhilaléthe, les matériaux«lu Magistére; mais qu’ellerníoit même la principaleOuvrière z il esc certainnéanmoins qu’elle ne lef< auroit faire toute feule ,*k il iaut nécessairementque PArt lui aide. Cequ’ilfait dans toute déten-due Ôc la durée de 1 Oeu-vre. Car dans la pré-mìére Opération , ÉArtaide -ì la Nature à faire 3aCompoíîtion du premierMercure, par la prépara-tion qu’il donne à fa Ma-tière, & fans doute encorepar d’autres secours, quipour être moins pénibles,ne font pas moins néces-saires. Et dans la seconde,l’Art contribue a parache-ver Touvrage., tantparleîégime du feu, qtfil en-tretient & conduit , quepar la jonction qu’il fait
de ce premier Mercure a-vec POr, qui est par oùcommence cette dernièreOpération. Et c'est - làcette jonction que la Pier-re ( c’est à dire ce Mercu-re , qui est la principalepartie de la Pierre ) de-mande ici à PArtiste quh’lfaste, a£n qn’elle lui aideenfuirez la Pierre ( ou cet-te Matière ) ne pouvantêtre utile, si elle n’estparfaite, ni parfaite fanscette union du Mercureôc de TOr au moinsparlavoye ordinaire , qui est oula feule que les premiersPhilosophes cnt feue , ouqifiîs ont voulu que l’onsçíìt. Et c'est assurémentcelle dont parle notre Au-teur, puisquhl assure dansle Chapitre 7 . que sansle ferment de VOr i£~lixir ne se peut sabre.Or ce Philosophe fait direici au Mercure, que l'Orlui appartient, parce qiiel’Or est le û's du Mercu-re, étant fait de fa propre