Chapitre VI. yiJe vous ai dèja montré P accomplisse-ment ou la fin de POeuvre ; j’ai ouvert leLivre à ceux qui sçavent; j’ai celé auxautres les choses qui leur font cachées, &inconnues ; j’ai joint Sc incorporé ensem-ble celles qui étoient séparées, Sc qui a-voienl des figures différentes, Sc j’ai uni lesEsprits. Recevez ce Don des mains deDieu. [i]
imaginaires rapportent íajnort des prémiers de cetteSociété , 1c Heu de leurSépulture , Se leurs Epi-taphes , il faudroit faireun trop long discours, quine serviroit de rien ; ceuxqui auront cette curiositépouvant voir ce que Maye-rus , Flud , & quelquesautres en ont écrit. M.SaL[i] Les Philosophes as-surent tous qu'ils n'ontécrit que pour les Enfansde la Science. Us appel-lent ainsi ceux qui ontquelque connoislance dela maniéré de faire & decomposer leur premierMercure, parce que c'estla clef éc toute Inintelli-
gence de POeuvre. Ainsiils ont écrit pour confir-mer ceux qui sçavent, &non pour instruire ceuxqui ne sçavent rien. L\Au-teur fait ensuite une réca-pitulation de tout le Ma-gistére en peu de mots. Endisant, Qujil a joint leschoses qui étoient sépa-rées , il entend les deuxMatières , qui ont des fi-gures différentes ; c'est-à-dire > dont Lune est li-quide , & l’autre solide :& qu il a miles Esprits,appellant Esprit le Corps,qui a été spiritualifé parla Sublimation , commel'Esprit a été pareillementcorporifié. M. Salomon.
CHAPITRE vi.
N Ous sommes obligez de rendre grâ-ces à Dieu , qui donne à tous ceuxqui font sages une Science si admirable ,