C a A f I T R I VII. 65
gtíî n’a point de taches, & qui est tempé-rée. Et ni le Feu, ni l’Air, ni l’Eau, ní laTerre ne íçauroient corrompre ce Fermentuniversel, lequel, par íà composition tem-pérée, rectifie & met tous les Corps impar-faits , en une justesse Sc température modé-rée Sc égale en les transmuant en Or. Etce Ferment est jaune,ou est véritable oran-gé
L*Or des Sages étant cuit Sc bien digé-ré, [ 1 ] par le moyen de l’Eau ignée , oude l’Eau-feu, fait Sc compose l’Elixir. CarPOr des Philosophes est plus pétant que lePlomb, & par fa composition tempéréeSc égale,il est le Ferment de ì’Elixir. Com-me au contraire , ce qui n’est pas tempéréest fait par une composition inégale.
Au r este, le prémier Ouvrage se fait duVégétable, Sc le second de P Animal, dontnous avons un éxerripîe(dans Pœuf de Pou-le , duquelse forme le Poulet, ) des Elémensqui s’y voyent visiblement. Et notre Ter-re est Or,duquel nous faisons la Soye, quiest 3c Ferment de l’Elixir.
f Les Philosophes ap-pellent POr vulgaire, leurOr lors qu’il a été dislousSc vivifié par îetir prémierMercure , & il rre manqueL cet Or que la digestion ,pour êtie Elixir parfait.Cest pourquoi ils disent
Tome I,
que l’Aïoth,& le Feu suf-fisent pour faire leur Ma-gistére ; donnant indiffé-remment le nom d’Aioth ,tant à cette Dissolution ousecond Mercure,qu’au pré-miel* ,.qu , ils appellent EauFeu, ou Eau ignée.M.Sal^
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