de Marie et d’A r os. 8zventent. Et ils ont dit même qu’il faloitfaire des Opérations, qui ne font point né-cessaires , & ils ont toujours dit qu’il faloitun an pour faire leur Magistére. Ce qu’ilsn’ont fait, que pour le cacher su Peupleignorant, en leur faisant acroire que leurOeuvre , ne peut point être parfait qu’enun an. Aussi est-ce un grand Secret, & iln’y a que Dieu qui le puisse révéler. Ceux,qui en entendent parler, ne pouvant pas enfaire l’expérience à cause qu’ils n’y sçaventrien. M’avez-vous entendu , Aros ?
Oiii, Madame, lui dit-il. Mais je vousprie de me dire , ce que c’est que le Vais-seau , fans lequel l’Oeuvre ne fe peut faire»Ce Vaisseau, dit Marie , est le Vaisseaud’Hermès, que les Philosophes ont caché,& que les Ignorans ne fçauroient compren-dre , car c’est la mesure du feu Philosophi-que.
Aros dit alors. O Prophétesse ! dites-moi,je vous prie , si vous avez trouvé dans lesLivres des Philosophes, que l’on pût fairel’Oeuvre d’un seul Corps ?
Oiii, dit-elle, Ôc cependant Hermès n’ena point parlé, parce que la racine de laSience est.... & un Venin qui mortifié tousles Corps ; qui les réduit en poudre , &qui coagule le Mercure par son odeur. Etje vous proteste , par le Dieu vivant, quelors que ce Venin fe dissout en une Eau