soo La Somme de Geber.misère & dans le malheur, d’où tu ne sor-tirois jamais. Et certes il n’est rien de simisérable & de íì mal-heureux qu’un Hom-me à qui Dieu refuse la grâce de pouvoirconnoître & de voir la vérité, & de sça-< voir s’il a bien oum<alfait,îiçrès avoir long-tems travaillé, Sc avoir poussé son Ouvra-ge jusques à la fin , parce quùl demeuretoujours dans l’erreur : Et quoi qu’il tra-vaille incessemment, il ne fort jamais de lamisère & du malheur où il est ; & perdantainsi la plus grande consolation Ôc la plusgrande joye qu’on puisse avoir en ce Mon-de , il passe toute fa vie dans la pauvreté &dans l’affliction , fans avoir dequoi fe sur-venir ni fc pouvoir consoler.
Au reste , lorsque tu travailleras, prensbien garde à tous les signes qui paraissenten chaque Opération ou Cuisson ; retiens-les soigneusement en ta mémoire, & tâched’en découvrir îa Cause, en étudiant at-tentivement les Livres de cette Science. .
Ce font- là les qualités nécessaires à unvéritable Artiste. Que s’il lui en manquequelqu’une, je lui conseille de ne se pointappliquer â notre Art.