i 24 La Sommé de Geeer.chemin où j’étois , parce qu’elles étoientopposées à mon raisonnement, & qu’ellesm’ont souvent jette dans le désespoir. Quetous ces Fourbes soient donc maudits àjamais , 'puisque par leur fausse Doctrineils n’ont laissé à toute la Postérité que dessujets de leur donner des malédictions; <&qu’au lieu d’enseigner la vérité, ils n’ontlaissé dans leurs Ecrits que des erreurs, 3cdes mensonges diaboliques, pour abusertous ceux qui s’appliquent à la Philosophie.Et que je sois maudit moi-même , st je nscorrige leurs erreurs, & si en traitant decette Science , je ne dis , & je n’enseigneentièrement la vérité , autant qu’on le peutfaire dans une chose si admirable. Car onne doit pas traiter notre Magistére en destermes qui soient tout à fait obscurs; ni onne doit pas auíïï Pexpliquer si clairement,qu’il soit intellgible à tous, Je renseigne-rai donc de telle maniéré qu’il ne sera nulle-ment caché aux Sages ; quoi qu’il soitpourtant bien obscur aux Esprits médio-cres ; mais pour les Stupides & les Fous,je déclare qu’ils n’y pourront jamais riencomprendre.
Revenons à notre propos. Ceux quiont crû que la Matière de notre Oeuvre sedevoir prendre dans les Esprits , sont dif-férons entre eux. Car les uns ont dit queç’étoit dans PArgent-vif, les autres dans