128 La Somme de Geber.ils ne se sont jamais appliquez à beaucoupci’Opérations, ni ne se sont pas beaucouppeinez àíaire des expériences, Ainsi ils n’ontpu connoîtrc d’où notre Matière se doit ti-rer & d’où elle ne peut pas être prise. Etcomme d’aìlleurs ils n’ont pas beaucoup tra-vaillé, ils ne savent pas aulsi qu’elie est l’O-pération nécessaire pour donner la perfec-ction à l’Oeuvre, & qui font celles qui ne lapeuvent pas donner. Mais ce qui a fait queleur Ouvrage est demeuré imparfait, c’est[ qu’après leur prépation 3 leur Soufre estdemeuré adustible Sc volatil , qui est cequi gâte& corrompe les Corps métalliquessu lieu de les perfectionner.
CHAPITRE XV.
Raisons de ceux qubnìem que /’ArsenicJòìt la Matière de P Art, & leurRéfutation.
I j en a d’autres, qui étant persuadez quenotre Médecine se devoit néceíîàire-ment trouver dans le Soufre & dans P Ar-senic qui lui est semblable , & considérantplus attentivement que les premiers, cequi empêchoit fa perfection , ils l’ont nonseulement purgé de sa sulpburéité brûlante,en le sublimant : mais ils ont encore tâchéde le dépouiller de fa teneftréhé , ou deses parties terrestres 6c grossières, n’ayanî