izo La Somme de Geber."tant mis fur le feu, il ne fe fondoit pas bien,mais il fe vitrifioit. Ce qui étoit cause quedans la protection qu’ils faisoient de cette 'Médecine sur les Co^ps, elle ne pouvoirpas se mêler avec eux , ni par conséquentles altérer ni changer. D’où ils tirent lamême conséquence que les prémiers [ quel’Art est impossible , ] & nous leur répon-dons aussi comme nous avons fait aux pre-miers , qu’ils ont laissé l’Ouvrage imparfaitÔi tronqué , ne sçachant pas comment il lefaloit parachever ; parce qu’ils n’ont passçu rendre leur Médecine entrante & péné-trante, qui est sa dernière perfection, II enest de même touchant la préparation desautres Esprits, Sc on y fait les mêmes fau-tes : íì ce n’est que dans l’Argent-vif & dansla Tutie, nous sommes délivrez du plusgrand travail qu’il y ait à faire [dans la pré-paration des autres, ] qui est de leur ôterí’aduflion. Car ces deux choses-là n’ontpoint de Soufre adujhble & inflammable :mais ils ont seulement une Matière volati-le & une terrestréité impure.
A f égard des Magnésies & des Marca-fìtes, elles ont toutes un Soufre aduftible,& la Marcasite en a encore plus que laMagnésie. Toutes font aussi volatiles; maisl’Argent-vif & le Sel Ammoniac le fontdavantage que la Magnésie, Le Soufre est