î$4 LaSommh de Geeer.
Sc qui a le plus d’affinité avec les Métaux ,à plus forte raison ne se trouvera-t’il pasdans une Matière éloigné * & étrangère. Etpar conséquent il ne peut se trouver en nul-le chose.
C’est le raisonnement qu’ils font. A quoije répons qy’ils ne sçavent pas tout cequ’on peut savoir la dessus : C’est pour-quoi ils ne trouvent pas tout ce qui se peutfaire. Et parce qu’ils ne peuvent faire ccqu’ils ne sçavent pas ; ils tirent de leur in-capacité une preuve , qu’ils croyent très—forte , de l’impoflìbiUté de l’Art.
CHAPITRE XVIII.
De ceux qui nient que la Matière de C Artse trouve dans les Corps , (f prémiere-ment dans le Plomb blanc , ou P Et ain ,qu’on appelle Jupiter , <£y leur réfutation.
Q Uelques-uns ont crû que la Matièrede l’Art se trouvoit dans les Corps :jffiais ayant essayé d’y travailler, ils se sonttrompez, parce qu’ils croyent que les deuxEspèces de Plomb , c’est â dire , lc livideou noir,5c le blanc(qui n’a pourtant pas uneblancheur nette ni pure, ) étoient fort sem-blables & s’apprechoient fort de la naturedu Soleil & de la Lune ; le livide beau-coup du Soleil, Si non pas tant de la Lu»