La Somme de Geber,Matière ] paíTe de la moleíle de l’Argent-vif, à la dureté d’aucun des Métaux, quepar une disposition moyenne entre la mol-lesse de l’un , ôc la dureté de l’autre. Ordans les Mines on ne trouve aucune Marié»re qui ait cette consistance entre !e dur Sc lemou,Sc qui participe également de ces deuxchoses, D’où jIs concluent que ni le Vif—argent ni le Soufre, ne font pas les Prin-cipes que la Nature employé à former lesMétaux ; mais que ce doit être quelquechose qui fe fait par ? altération de leur -Es-sence ; laquelle fe change naturellemenr ctïune Substance terrestre. Ce qui selon eux,se fait de cette sorte.
L’Argent-vif & 1c Soufre fe changentpremièrement en une espèce de ferre. Etensuite de ces deux Substances terrestres ,H fort une vapeur fort subtile , & fort pu-~re par le moyen de la chaleur renforcésdans les entrailles de la Terre, & cette dou-ble vapeur est la Matière prochaine, ou lePrincipe des Métaux. Car cette vapeurétant cuite Sc digérée par la chaleur tem-pérée de la Mine , il s’en fait une certainemaniéré ds Terre, & par ce moyen elledevient en quelque façon fixe. Après quoil’Eau minérale venant à couler au traversde la Mine, & dès pores de la Terre , el-le la dissout Sc s’unit ainsi avec elle égale-ment, par uns union naturelle & solide.