iío La Somme de Geees.
ment & pendant un long-tems ; cette Eauvenant ensuite a tarir, & ces paillettes ayantdemeuré trois ans ou environ dans du Sabletout sec,j’ai reconnu, dis-je que ces paillet-tes ont été cuites & digérées par la chaleurdu Soleil, & j’ai trouvé parmi ces même-spaillettes de i’Ortrès-pur. Ce qui ma faitcroire qu’ayant été nettoyées par l’Eauqui couloit, 8c puis également digéréespar la chaleur du Soleil, dàns la sécheres-se du Sable, elles avoient acquis l’homo-généité & 1’uniformité que nous voyonsqu’a l’Or dans toutes ses parties. Oestpourquoi, en imitant la Nature, au-tant qu’il nous est possible , nous faisonsla même altération , & le même change-ment , quoi qu’en cela pourtant nous nepuissions ni ne devions pas même imiter laNature en tout.
L’Or est encore le plus précieux de tousles Métaux, & c’est lui qui donne la Tein-ture rouge , parce qu’il communique faTeinture 8c fa perfection à tous les autresCorps Métalliques. On le calcine, 8c onle dissout même ; mais cela se fait sans nul-le utilité, & c’est une Médecine qui ré-jouit & qui conserve le Corps dans la vi-gueur de la jeunesse. L’Or se romp 8c semet en pièces facilement, si on Pamalga-rae avec le Mecure ; l’o'deur du Plombfait auffi ie même effet. De tous les Mé-taux