La Somme de Gebek. 17FJËt ceux-lâ ne donnent aux Corps que'desCouleurs imparfaites. En voicy les rai-sons. La première forte d’Efprits brûlent& noircissent [les Corps fur lesquels onles projette, ] ou parce que l’on ne leura pas ôté leur onctuosité aduftive & brû-lante qui s’enfiamme facilement, & parconséquent qui noircit : ou parce qu’oraleur a laissé leur terrestréité, laquelle noir-cit tout de même. Et ce qui fait que laseconde sorte d’Efprits ne donne pas deCouleur qui soit parfaite, c’est la feuleterrestréité [ qui ne leur a pas été ôtée 3Sc qui donne aux Corps une Couleur livi-de & noirâtre , lors qu’on en fait projec-tion fur eux. Uadujìion fait aussi le mê-me effet.
Pour éviter ces inconveniens, les Chi-mistes ont imaginé un moyen cfôter l’oa*ctuosité ( qui est ce qui fait 1 ’adujìion )aux Esprits qui en ont, Sc d’ôter à tousles Esprits en général, les fèces terres-tres qui causent cette couleur livide- Csqu’ils n’ont pû faire par nulle autre opéra^-tion , que par la Sublimation seule. Carle feu , en élevant les Esprits, lors qu’onles sublime , en élèvent toujours les par-ties les plus subtiles. Et par conséquentles parties les plus grossières demeurentdans le fond du vaisseau. Ce qui fait voirévidemment que la Sublimation purifie