La Somme pï Giìiêk. ìSJ
pour donner de l’air, soient faits à pro-portion. Si l’on mettoit donc beaucoup'de Matière à sublimer sur un petit Four-neau , il ne donneroit pas aíiez de cha-leur pour la.pouvoir élever. Et si l’on enmettoit peu dans un- grand Fourneau letrop grand feu dissiperoit toute la Matiè-re , & la réduiroit en fumée. De même Tquand le Fourneau est fort épais, il faitun feu resserré & fort.- & s’il est mince ,le feu en est rare & foible; & en cela on.se peut aussi, tromper. Si les Registres daFourneau sont grands , il fera un feu clairSc grand ; & le feu fera foible s’ils fontpetits. De même , quand le Vaisseau estposé, s’il y a une grande distance entrelui & les côtés du Fourneau, il fera ungrand feu, qui fera moindre, s’il.y a moins»d’espace entre deux. Et en tout cela oafait souvent de grandes fautes..
Pour les éviter , PArtiste doit faire foœfourneau conforme au dégré d u feu qu’ilveut donner. Ainsi s’il veut faire un feu-,fort & violent, il doit faire son Four-neau épais avec de grands RegistresSc &large qull ait un grand espace entre- forasVaisseau fublimatoire Sc les côtés du Four-neau. Que s’il veut que son feu soit mé-diocre ou foible, il doit donnera-rcutessecs choses «ne étendue-glus médiocre &:glus getite-