La Somme de Geber, 217Chaudière de fer , ou plûtôt de cuivre,que l’on ajuste sur un Fourneau , de lamême maniéré que nous avons dit ci-de-vant. Et dans le fond de la Chaudière ,on fait une couche de foin, de laine , oude quelque autre matière semblable, del’épaisseur de trois travers de doigts : Etfur cette couche on pose la Cucurbue a-vec son Alambic , accommodez & luttezcomme nous venons de le dire : En for-te qu’il y ait du foin tout autour de laCucurbìte , jusqu’au coû de Y Alambic,de peur qu’elle ne vint à se casser. Surcette couche on met de petites baguet-tes déliées , ou des sarmens, & par des-sus tout cela de gros grais , ou cailloux ,afin que par leur pesanteur, faisant en-foncer le Vaisseau Dîjliìlatoire , & le foinque l’on a mîs autour, il tienne par cemoyen le Vaisseau ferme & assujetti, &qu’il l’empêche de vaciller & de s’éleverfur seau ; ce qui pourroit le faire rom-pre , & être cause que la Dijìillation sc-roit entièrement perdue. Ensuite on rem-plit d’eau la Chaudière, Si on sait du feudessous pour la faire bouillir, [ ayantfoin de la remplir d’autre Eau chaude, àmesure que celle qui est dedans s’éxhale Jcontinuant de le faire jusou’à ce que toutsoit distillé.
On fait la Distillation par 1c DescensoireTome IV