La' Somme de Gsber. 247
1 ’Incération se devoit faire avec des cho-ses liquides , telles que fout les Huiles &les Eaux. Mais cela n’est point vrai, étantune chose tout-à-fait opposée aux Princi-pes naturels du Magistére , Sc condamnéemanifestement d’erreur , par la maniéréd’agir de la Nature. Car nous ne voyonspoint que Phumidité que la Nature a misedans les Corps Métalliques, par la néces-sité qu’ils avoient d’être fondus & ramol-lis , soit une humidité qui puisse être bien-tôt consumée [ comme est Phumidité desHuiles Sc des Liqueurs , ] puisqu’au con-traire c’est une humidité permanente, &qui dure autant que les Métaux eux-mê-ines. Et de vrai, si cette humidité pouvoirêtre évaporée en peu de tems par la cha-leuf du feu , il faudroit nécessairementqu’après que les Métaux auroient été ourougis au feu, ou fondus une fois feule-ment , ils n’eulîènt plus du tout d'humidi-té. D’où il s’ensuivroit qu’on ne pourroitplus ni forger ni fondre quelque Métailque ce fut, qui auroit été une fois rougidans le feu.
Afin donc d’imiter la Nature dans sesOpérations, autant que nous le pourrons,nous devons faire P lacération comme ellela fait. Or il est certain que la Nature a in-céré les Corps qui font fusibles, en leurdonnant pour Principe Sc pour fondement