La Somme de Geber. 255à cause que cette moyenne Substance estfortement mêlée 6c unie d’une union natu-relle avec les autres parties de ces deuxEsprits. Mais ces gens-là disent manifes-tement le contraire de ce qu’ils peuventfaire. Car s’ils calcinent le Soufre, je nedis pas fortement, mais jusqu’à ce qu’il nese puisse plus fondre ni s’enstammer ; il estcertain que cette Calcination ne se pourrafaire, sans qu’il y ait séparation de ses par-ties. farce que le Soufre demeurant dansfa Composition naturelle, & dans fa sim-ple Substance; fc’est-à-dire tel qu’il a étéproduit par la nature, ] il doit nécessaire-ment s’enflammer & brûler. Et par consé-quent ne brûlant plus, il faut que par laséparation que l’artifice a fait des différen-tes Substances qui font en lui, fa partie in-flammable ait été détachée & séparée decelle qui ne l’est pas. C’est pourquoi, s’il sepeut faire qu’en calcinant le Soufre, onpuisse venir jusqu’à lui ôter tout ce qu’il ad’inflammable, [ comme on le peut, j l’ex-périence doit convaincre ces gens-là, quel’on peut absolument séparer les différen-tes parties du Soufre les unes des autres.'Mais parce qu’ils n’ont pas eu assez d’adres-se pour faire cette séparation, ils sont per-suadez qu’elle n’est pas possible.
Ce que nous avons dit jusques ici dansee Chapitre, fait voir que le Soufre tí’cst