274 Là Somme de Geber.
Dieu qui a créé cet Argent-vif, & qui luìa donné une Substance & des propriétés,qui ne se rencontrent en nulle autre chosede la Nature. De sorte que nous pouvonstrouver en cette Substance d’Argent-vif laperfection , par un certain artifice , qui fetrouve en lui par une puissance prochaine.Car c’est l’Ar^ent-vif qui surmonte le feu,Sc que le feu ne sçauroit vaincre : au con-traire , il se repose & il se plaît à demeurerdans le feu.
CHAPITRE VIII.
De la Nature de Vénus ou du Cuivre.
F h Eprenons maintenant notre Discours.
ì. Quand le Soufre est impur, gref-fier, rouge, livide, que fa plus grandepartie est fixe , Sc la moindre non fixe , Scqu’il fe mêle avec un Argent-vif groífierSc impur ; de telle forte qu’il n’y ait gue-res plus ni gueres moins de l’un que del’autre de ce mélange il s’en forme duCuivre. Et il est aisé de juger que pourfaire ce Métail, ces deux Principes doi-vent être mêlez de cette maniéré , si l’onconsidère les effets qu’ils produisent natu-rellement en lui. Car lorsqu’on le fait rou-gir au feu, on en voit sortir une flamme ,comme est celle que fait le Soufre ; ce