La Somme de Geber 289
fre adufiible . L’une dcsquclles, qui estl’Argent-vif , est suffisante pour donnerune fusion parfaite, à quelque dégré defeu que ce puisse être ; soit qu’il faille queles Métaux rougissent auparavant que dese fondre ; soit qu’ils puissent être fondusfans cela. C’est pourquoi comme dansJupiter il y a beaucoup d’Argent-vif, quin’est pas fixe, il a auffi une grande faci-lité à se, fondre fort promptement, & ilest difficile de la lui ôter.
La mollesse des Métaux vient tout demême de deux causes, qui font un Ar-gent-vif, qui n’est pas fixe , & un Soufrecombujiible. Et par ce qu’on ôte plus fa-cilement le Soufre combujiible à Jupiterqu’à Saturne, Tune des causes qui le ren-dent moû, lui étant, ôtée par la Calcina-tion , il faut néceíîàirement qu’il s’endur-cisse ; au lieu que les deux choses qui fontla mollesse , étant fortement unies dans lacomposition de Saturne , [ Sc par consé-quent , ni l’une ni l’autre ne lui pouvantêtre ôtée qu’avec difficulté, ] cela est cau-se qu’il ne peut pas s’endurcir si aisément.II y a néanmoins cette différence entre laMollesse qui vient de l’Argent-vif, & cel-le que fait le Soufre combujiible , que cel-le-ci est caftante & ployante ; au lieu quecelle que fait l’Argent-vif s’étend Sc s’al-longe beaucoup, Et cela se voit manifescTome L B b