Z28 La Somme de Geber.
CHAPITRE XXII.
Du blanchijftmtm de Mars.
Ous devons parler maintenant des
JL il divers blanchissemens de Mars, quise font par le moyen dc ces Médecinesparticulières du premier Ordre, suivantquoi il n’a pas une véritable fusion , c'est-à-dire qu’il ne fe peut fondre de lui-même,si l’on ne lui ajoûte un Fondant. Ainsi ilfaut le blanchir avec uns Médecine fon-dante.
Toute Médecine , qui blanchit Vénus,fait le même pffet fur Mars , en le prépa-rant de la même maniéré. Néanmoins l’Ar-senic , de quelque forte qu’il soit, est laMédecine qui le rend particulièrement fu-sible. Mais avec quoi qu’on le blanchisseôc qu’on le fonde, il faut nécessairementle mêler & le laver avec de l’Argent-vif,jusqu’à ce qu’il n’ait plus d’impureté, &qu’il soit devenu blanc Sc bien fusible. Ou.bien. II le faut rougir à fort feu, & jetterde l’Arsenic par dessus ; & quand il ferafondu, en faire projection fur une quanti-té de Lune. Parce qu’étant une fois mêléavec de l’Argent, on ne l’en fçauroit sé-parer qu’avec bien de la peine. Ou bien en-core, On calcine le Mars , on lui ôte tou-