LaSommedeGeber.la raison que je viens de dire.
A l’égard de Mars , n’ayant point defusion , à cause qu’il n’a presque pointd’humidité , il ne se mêle avec nul desMétaux; & s’il arrive que par la violencedu feu, il se mêle avec le Soleil ou la Lu-ne , trayant point d’humidité , il boira cel-le de ces deux Métaux parfaits, & s’uniraavec eux fort éxactement, Sc par ses moin-dres parties. De forte qu’encore qu’il aitbeaucoup de terrestréité, Sc fort peu d’Ar-getit-vis, Sc qu’il ne soit pas même fusible,on a pourtant bien de la peine à le séparerd’avec les Métaux parfaits, Sc il faut êtrebien expert pour le pouvoir faire.
L’Artiste , qui comprendra bien les rai-sons que je viens de dire (pourquoi il y ades Métaux qui souffrent la Coupelle , &d’autres qui la souffrent plus ou moins )connoîtra par-là ce qu’il faut faire pour per-fectionner les Métaux imparfaits , c’est-à-dire ce qu’on doit leur ajouter & leur ôter.Mais s’il ne m’entend ou s’il ne me croipas, Sc qu’il ne veuille suivre là - dessus queson caprice , cela ne lui servira de rienpour découvrir la vérité.
J’ai dit au commencement de ce Chapi-tre que les deux Corps parfaits, c’est-à-dire le Soleil & la Lune, souffrent l’Exa-men de la Coupelle. J’en ai dit la raison ,je l’explique encore & j’ajoûte, que c’est