3 6z La Somme deGebek.'que le Soleil, non plus que les autreschoses qui brûlent de la même maniéré»Vénus le pourra encore moins souffrir,par-ce qu’outre qu’elle a plus de Soufre queces deux Métaux parfaits , elle a encoredes terrestréités. Jupiter ayant moins deSoufre & de terrestréité que Vénus , maispourtant plus que le Soleil & la Lune , il |se brûlera moins par conséquent au feu de ,flamme , que ne fera Vénus ; mais plusque le Soleil & la Lune. Pour Saturne , ;
il a plus de Soufre & de terreílréité dans \
fa comppíìti.on, que nul des Corps dont j
nous venons de parler ; auíîì il s’enflammebeaucoup plûtôt, & se brûle bien plus .vîte au feu de flamme. Ce qui vient prin-cipalement de ce que son Soufre est for- !'tement mêlé dans fa Substance , & que ceSoufre est plus fixe que celui de Jupiter. !
A ì’égard de Mars , s’il ne se brûle pas, ]
c’est par accident que cela se fait, non pas j
que cela vienne de lui. Car quand on le f
mêle avec des Corps qui ont beaucoup ■.d’humidité, il la boit, à cause qu’il n’en j
a point, & qu il est extrêmement sec , 1
n’ayant que très-peu de Mercure. Et fi onle mêle avec quelque autre Corps, il nes’enflamme ni ne se brûle , à moins queles Corps ,avec lesquels il fera mêlé,' ncsoient d’eux-mêmes inflammables 8c com-bustibles. Car en ce cas-là il íe brûle ôc i