L Á So MME DE GeBER. Z 6^sent parfaitement d’une rougeur très-forte,auparavant que de se fondre , & ils neviennent à cette grande blancheur , quel’on ne fçauroit regarder, que lorfqu’ilsfont fondus. Ainsi, si les Corps imparfaits,fur lesquels on fait la projection, fe fon-dent avant que de rougir ; c’est une mas-que qu’ils ne font pas parfaits; &. s’ils nerougissent qu’avec peine , & par un feufort violent, leur Transmutation n’cst pasvéritable. Ce qui fe doit entendre desCorps imparfaits , qui font naturellementmous; la même chose se doit insérer deJvlars tout seul. Car les Métaux qui nerougissent pas naturellement, n’acquié-rent pas facilement cette propriété, par lapréparation qu’on leur donne; ni ceux quine font pas fusibles d’eux-mêmes, ne re-çoivent pas non plus par-là une fusionsemblable à celle qu’ont naturellement lesCorps parfaits. Et si après avoir fait pro-jection de la Médecine fur ces Métaux ,ils ne rougissent pas avant leur fusion &s’ils ne jettent pas une lueur d’un beaubleu céleste fort agréable, on peut direvéritablement que leur transmutation n’estpas parfaite. De plus , shls n’ont pas lemême poids des Métaux parfaits , dans lemême volume , s’ils n’ont pas la mêmecouleur, ni le même éclat ; s’ils ne rou-gissent pas de la même maniéré , & enfin
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