L A S O M M E DE G E B E K. zFZsemble que j’aïe parlé le plus clairement& le plus ouvertement de notre Science ,c’est-là , où j’en ai parlé le plus obscuré-ment , ôc où je l’ai le plus cachée. Je n’ertai pourtant jamais parlé par Allégories nipar Enigmes ; mais je l’ai traitée, Sc jel’ai enseignée en paroles claires Sc intelligi-bles , Payant écrite sincèrement, & de lamaniéré que je l’ai sçûë, Sc que je l’ai ap-prise par l’inspiration de Dieu , trés haut ,très-glorieux, & infiniment louable, quia daigné me la révéler, n’y ayant que luiseul qui la donne à qui il lui plaît , & quil’ote quand il lui plaît.
Courage donc , Enfans de la Science,ne désespérez pas de pouvoir apprendreune Science si merveilleuse. Car je vousassure que vous la découvrirez indubita-blement , si vous la cherchez, non paspar le raisonnement d’aucune autre Scien-ce que vous ayez apprise ; mais par unmouvement , & une impétuosité d’esprit*Et celui qui la cherchera par Inintelligence& la lumière naturelle de son esprit, latrouvera. Mais celui qui prétendra rap-prendre par les Livres , ne doit pas espé-rer de ia sçavoir, qu’après avoir étudiépendant un iong-tems. Car je déclare en-core que ni les Philosophes qui m’ont pré-cédé, ni moi, n’avons écrit notre Scien-ce que pour nous, Si pour les Philofo-