des Philosophes. _ 7
l’Esprit s’aidentl’un à TautrcîTEsprit romptpremièrement le Corps, alìn qu’il lui aidepar après. Quand le Corps est mort, abreu-vez-le de son lait, qui est en lui, Sc prenezgarde que l’Esprit ne s’enfuie ; mais tenez-le toujours joint avec son Corps. Et fi l’unfuit le feu , Sc que l’autre le souffre bien ,quand ils fout tous deux joints ensemble,tous deux souffrent bien le feu : Et sçachezqu’une partie du Corps en surmonte dixdel’Esprit (1) & le fortifie: Et sçachez quenotre Soufre brûle tout, Sc qu’il se fait lui-même depuis le commencement jusqu’à lafin, en lui aidant selon Nature.
Le Vicaire dit.- Sçachez que sansfeu rien n’est engendré, mettez votre Com-position en son Vaisseau, & faites feu mo-déré, tout par tout, Sc gardez-vous de feufort Sc violent ; car ils n’auroient point demouvement l’un à l’autre. Observez que lefeu soit lent; car si vous faites le feu plusfort qu’il ne faut, il fera rouge avant sontems. Car premièrement nous le voulonsnoir, Sc puis blanc , Sc puis rouge : parceque Nature ne travaille que par dégrés &altérations. Je vous ai dit l’Art suffisam-ment, si vous étés raisonnables; car vousn’avez pas à travailler de plusieurs cho-ses , mais seulement d’une, laquelle s'al-
(i)Vovcï, sur cet Article ] & du Cosmopolite,îcs Paraboles du Trévisan [
Aiiij