des Philosopher i f
mue fa plume en un creux de Chêne , & ila la plume jaune, qui lui tombe en man-geant des Serpens, & la tête lui devientrouge comme pavot. C’est la Fontaine dutorrent ; elle court par deux veines ( i ), Scleur commencement vient d’un canal ; í’uneest salée, l’autre est douce. Le Corbeau sepurge, & elle le nettoye, & il dira : Celuiqui m’a nettoyé, me fera rouge ; sinon jqle tûrai & m'envolerai. Qui a vû ceci enpeut parler & porter témoignage ; & quinc l’a vû, ne le peut croire. Eveille la Bêtesauvage (2), mets lui des Oiseaux domes-tiques auprès d'elle, qui la prennent & l’em-pêchent de voler, Sc puis quand îlle estprise, donne aux Oiseaux, pour leur peine,son foye à manger Sc son sang à boire, pour
( i ) Les deux Veines su |%uijstíiKx de cette Fontainefont les deux Mercures , ,que le Trèvisan appelleMercure double. L’un est sa-lé, c’est-á-dire» qu’il a enfoi une ponticité ou acri-monie , qui lui donne lapuissance de dissoudre leCorps de l’Or. I/autre estdoux z c’est-à-dire, le Mer-cure, qui est extrait de cetOr par la Dissolution i le-quel, selon le témoignagedes Philosophes , a unedouceur très-agréagle. Ct sdeuxMercures ont leur com-ïnencemtntd‘un Canal , parceFOr «st for Ive d’tp
Mercure & d’un Soufre,quitirent l’un 8c l’autre leurorigine del’Esprit Universsel.
( 2 ) Cette Bête sauvageest l’Or préparé par i’An-timoine , ou pour parlercomme Basile Vaientin »c’est le Lyon vainqueur duLoup : Et les Oiseaux do-mestiques , sont les Aigles ;c’est-à-dire, les dix partiesdu Mercure Philosophiquecontre une de cet Or, qu’onmet dans le Vaisseau pourdissoudre ce même Or , lcréduire en ces premier?Principes , & en tirer j-. Soust'Ç Solaire#