des Philosophes. 39douter & tantôt croire. Car avant que det’y mettre, conside're bien ce que nous tedisons, ôc songe souventesfois en nos pa-roles.
M1N d 1 u s dit : Sçachez vous tous,Investigateurs de cet Art, que i’Esprit esttout , & que fì dans cet Esprit, il n’estenfermé un autre Esprit-semblable, tout11e profite de rien. Et sçachez que quandla Magnésie est blanche après la noirceur,ceci est accompli. Et sçachez qu’ils fort duCorps ce qui l’amande ; ainsi vous étésquittes de l’aller chercher : mais il vous lefaut gouverner avec épargné. Car ceuxqui ignorent le Régime font comme desAveugles, & comme un Asnequi touchela harpe. Ainsi ne vous mettez point enpeine de tant de noms & de plusieurs Régi-mes , car la vérité de Nature est une , qui estcachée en son ventre , & alors les paroles denotre Maître s’accompliront, qui dit : Na-tare s’éjoiiit de Nature, éf Nature surmonteNature , & Nature contient Nature.
PïtHAgoeas dit : Vous avez,tous très bien parlé. Mais sçachez quequelques-uns ont parlé plus clairementque les autres. Et je vous dis que notreOeuvre a dès son premier commencementà travailler de deux Natures , & ne fontqu’une Substance; l’une est chère & l’autraest vile ; ì’une dure , l’autre aquatique ;