des Philosophes. 49Habitans de la Mer qui couchoient les Mâ-les avec les Mâles, Sc d’eux ne venoit au-cun fruit ; 8c ceux-là plantaient des ArbresSc ne fructifioient point, & de ce qu’ils se-maient il ne venoit rien. II me semble queje leur dis : Vous êtes plusieurs Personnes »& il n’y a aucun de vous qui soit Philoso-phe Sc qui enseigne les autres. Et ils dirent :Quelle chose est-ce qu’un Philosophe? Jerépondis: C’est celui qui cannait les ver-tus de toutes choses créées, & leurs na~tures.Et ils me dîrent:Dequoi profite cetteScience? Nous n’enfaisons aucun conte»s’il n’y a profit. Et je répondis : Si en vousil y avait Philosophie, ou Science 8c Sa-gesse , vos Enfans seraient multipliez, Scvos Arbres croîtroient Sc ne mourraientpoint ; Sc vos Biens seraient augmentez, Scseriez tous Rois , surmontans vos Enne-mis. Ils m’ouïrent, Sc incontinent s’en al-lèrent, & rapportèrent ce que j’avois ditau Prince grand Sc majeur du Païs, & luidirent les Dons que nous leur avions dit.Etquand le Roi les eut oui parler, il envoyaà nous, & nous dit : Qui vous a amené ànous ? Et nous lui répondîmes: Notre Maî-tre , la tête des Sages > 8c le fondement desProphètes, Pythagoras, qui nous a en-voyé à vous pour vous offrir un Don très-grand. Et le Roi dit : Où eíì-il ce Don ià lTomg IL E
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