et du Philosophe Morieh, fpprit véritable. Car les choses vraies vien-nent de ce qui est vrai ; comme les faussesne procèdent que de ce qui est faux ; leséternelles de ce qui est éternel ; les passagè-res , de ce qui est passager ; les bonnes,,dece qui est bon ; Sc les mauvaises, de ce quiest mauvais.
Le Roi prenant lors la parole dit. O Mo-rien, on nriavok dèja dit beaucoup de chu-tes avantageuses de votre personne, de vo-tre fermeté, Sc de votre foi. Je vois pré-sentement que tout ce qu’on m’en a dit estvéritable , Sc je vous avoue que j’en fuisravi, & que je vous regarde avec admira-tion. Aussi est-ce ce qui nTa tant fait sou-haiter le bien de vous revoir, & de confé-rer avec Vous. Car outre le sujet, dontnous avons à nous entretenir, je désire quevous m’instruisiez, & que vous m’appre-niez d’autres choses.
Morïen lui répliqua. O Roi, je prie'Dieu, qui est tout puissant, qu’il VOús re-tire de Terreur où vous étés, Sc qusiî vousfasse connoître la vérité. Pour ce qui estde moi, je n’ai rien qui doive vous donnerde "admiration. Je fuis un des Enfans d’A-dam, comme' îe font tous les autres Hom-mes-.- Nous sommes tous venus d’une mê-me origine, & nous n aurons tous qu’unmême terme ; quoi que nous y devions ar-river par des voyes différentes. La Ion-