64 Entretien du Roi Calid,Machoya, & fils de Gésid, qui ont étéRois, je vois bien que toutes les grandeursde la Terre ne servent de rien pour cetteOeuvre, & qu’il n’y a de force ni de puis-sance pour y parvenir, que celle qui vientde Dieu très-haut & très-puissant.
Alorien répondit. O bon Roi, je prieDieu qu’il vous convertisse, Sc qu’il vousrende meilleur. Appliquez-vous mainte-nant à considérer Sc à examiner ce Magis-tére, Sc soyez sûr que vous le sçaurez,& le comprendrez facilement. Mais sou-venez-vous bien fur tout, de bien étudierle commencement & la fin. Car par cemoyen > avec l’aide de Dieu, vous décou-vrirez plus facilement tout ce qui est né-cessaire pour le faire. Or je vous avertisque ce Magistére, que vous avez tant cher-ché , ne se découvre ni par violence , nipar menaces ; que ce n’est point en se fâ-chant que l’on en vient à bout; Sc qu’iln’y a que ceux qui sont patiens Sc humbles,& qui aimeut Dieu sincèrement & parfai-tement , qui puissent prétendre de l’acqué-rir. Car Dieu ne révélé cette divine Scpure Science qu’à ses fidelles Serviteurs,Sc qu’à ceux à qui de toute éternité il a ré-solu , par sa divine providence, de décou-vrir un si grand Mistére. Ainsi ceux, à quiil fait une grâce si singulière, doivent bienconsidérer à qui ils peuvent confier un si