Le Livre D’AETEPHtus. II5"
de verre, large & haut de quatre travers-doigts ou plus, & le laisse là dans une cha-leur tempérée, & en peu de terns tu ver-ras qu’ii s’élévera une Liqueur semblable àdel’Huile, qui surnagera au dessus commeune petite peau. Ramasse-là avec une cu-
tre les Matières de POeu-vre avec i'Or ÔC leur pre-mier Mercure, qui font,comme ii ic cat ensuice, lesMatières <ie même nature&de même sang , quis’a-mendent & se perfection-nent Pline l’autrejqui s’cn-tr’aiment, ÔC qui s’unissentjfì exactement par leurs pluspetites parties, qu’eiles nefont plus qu’unc feule ÔCmême chose, fans pouvoirjamais être séparées. Je disqu’Artéphius n’a point misle Sel ammoniac avec POr 'Sc leur prémier Mercure.Car il parle ouvertementde Pun&de l’autre, puis-qzi’ii djc qucPOrdoit êtrepris tout crud, c’est-à-dire,tel qu’il fort de la Mine, ditle Trévifan j quoi que Phi-laléthe aífure que íì l’Orn’est pas pur, on peut luidonner une préparation ,par P Antimoine , par laCoupelle, ou par l’Eau ré-gale Et l’on ne peut pasdouter quec’estlepremierMercure qu’Arthéphiusappelle VinaigreKntìimnial-Saturnial-Mercurhl. Ií Pap-pelU Vinaigrs , oui est un
nom que les Philosophesdoxnent ordinairement àce Mercure, á cause de sonacrimonie ou pontické ,comme d’autres la nom**ment, par laquelle ce pré-mier Mercure dissout i’Oren le réduisant en ses pre-miers Principes, ainsi queleVinaigre commun dissoutles Perles Et pour ce quiest de ces autres mots A?m-monìal-Saturnial-Mercuriíí ,je croi qu’Artéphms veutdire la même chose que ceque dit Philaléthe, quandil assure dans le Chap. II*que leur Eau , ou leur Mer «cure cjl compose d’un Feu , ouàdun Soufie j du Suc de la Sa-îurnìt véritable j & du Mer~cure , qui sert de lien à cesdeux autres choses. Et nompas que ni l’Antimoine, nile Saturne doivent entrerdans la Composition dmpremier Mercure des Phi-losophes , étant trop im-purs pour cela , &rrep;m--vant servir tout au plusqu’à la purgation , & à 1&préparation de la princepale Matière de cc Mercu-re. M. Salomorr.