i4§ Le Livre d’Artephius.ment ; mais seulement à cuire 6c à faire di-gérer ton Eau, qui a été tirée des deuxLuminaires, le Soleil 6c la Lune ; parce quec’est cette Eau, qui donne & qui augmentela couleur 6c le poids aux Corps impar-faits jusqu’à riníìni, qui est ce que tu pré-tensfaire, 6c dont tu as besoin. Et cetteEau est une Fumée blanche, qui s’écouledans les Corps parfaits, 6c qui s’y unit,comme l’Ame s’unit au Corps ; qui net-toyé les Corps entièrement, 6c jusques dansleur centre, leur ôtant leur noirceur 6cordure ; qui conjoint les deux Corps,Sc des deux n’en fait qu’un seul ; 6c enfinqui multiplie leur Eau ; rien ne pouvantôter la couleur aux Corps parfaits, c’est-à-dire, au Soleil & à la Lune, que le seulAzot, je veux dire notre Eau, laquelleteint le Corps qui est rouge, en le faisantblanc, selon ses divers Régimes. Parlonsmaintenant des Feux (car c’est dans la con-duite du Feu que consiste tout le Régi-me. )
Du Feu,desesD'tffere?ices if deJon Régime .
Notre Feu est minéral, il est égal, il estcontinuel, il ne s’évapore point, s’il n’esttrop fortement excité; il participe du Sou-fre ; il est pris d’autre chose que de la Ma-tière, il détruit tout, il dissout, congèle