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Tome second.
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Le Livre dÂrteiPíïiuì í/iFeu.] II est unique, il est même humide, &nest pas naturel ; & il a tout de même lesautres propriétés que je viens'de dire-troisième Feu , cest le Feu natutel de notreEau , lequel on appelle autrement Feu con Stre nature , parce que cest une Eau, & ce-pendant ce Feu fait de lOr un Esprit, ceque le Feu commun ne sçauroit faire- Ce'Feu est Minéral, il est égal, il participedu Soufre, il détruit tout, il congèle, ildissout, & il calcine. II est pénétrant, sub-til , 8c ne brûle point. Cest la FontainédEau vive , dans laquelle le Roi & laReine se baignent. Nous avons besoin dece Feu en toute lOeuvre, au commence-ment , au milieu , & à la fin ; mais nous na-vons pas tofijours besoin des autres Feux,nétaris nécessaires quen un certain teins.Quand tu liras donc les Livres des Philo-sophes , aye toujours présentes en ta mé-moire ces trois manières de Feu, & lesapplique à leurs paroles ; 8c très-aíïurémenstu entendras facilement tout ce quils di-ront du Feu.

Les Couleurs de lOeuvre , & ce quiles -produit .

Pour ce quí est des Couleurs, celui quine noircira point ne sçauroit blanchir : parceque la Noirceur est le commencement de

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