Le Livre d’ÂrteiPíïiuì í/iFeu.] II est unique, il est même humide, &n’est pas naturel ; & il a tout de même lesautres propriétés que je viens'de dire- Létroisième Feu , c’est le Feu natutel de notreEau , lequel on appelle autrement Feu con Stre nature , parce que c’est une Eau, & ce-pendant ce Feu fait de l’Or un Esprit, ceque le Feu commun ne sçauroit faire- Ce'Feu est Minéral, il est égal, il participedu Soufre, il détruit tout, il congèle, ildissout, & il calcine. II est pénétrant, sub-til , 8c ne brûle point. C’est la Fontainéd’Eau vive , dans laquelle le Roi & laReine se baignent. Nous avons besoin dece Feu en toute l’Oeuvre, au commence-ment , au milieu , & à la fin ; mais nous n’a-vons pas tofijours besoin des autres Feux,n’étaris nécessaires qu’en un certain teins.Quand tu liras donc les Livres des Philo-sophes , aye toujours présentes en ta mé-moire ces trois manières de Feu, & lesapplique à leurs paroles ; 8c très-aíïurémenstu entendras facilement tout ce qu’ils di-ront du Feu.
Les Couleurs de l’Oeuvre , & ce quiles -produit .
Pour ce quí est des Couleurs, celui quine noircira point ne sçauroit blanchir : parceque la Noirceur est le commencement de
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