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Tome second.
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j-8-2 Le Liyre de Synesius.Prenez garde à ce que dit Géber, Que no-tre Art ne consiste pas en la multitude deschoses diverses, parcs que le Mercure estune feule chose, c'est à dire une feule Pierre,dans laquelle, consiste tout le Magistére,Sc à laquelle il ne faut ajouter aucunechose étrangère. A u contraire, on doitdans fa préparation en ôter toutes les Ma-tières superflues, dautant que toutes leschoses nécessaires à st Art font contenuesdans cette Matière. Cest pourquoi il dkprécisément : Nous Rajouterons rien dé-tranger , sinon le Soleil & la Lune pour laTeinture blanche & rouge , qui ne sontpourtant pas étrangers, mais qui font leFerment par lequel se fait lOeuvre. En-fin, mon Fils, remarquez que c.es Soleilsôc ces Lunes ne sont pas semblables auxSoleils & aux Lunes vulgaires, parce quenos Soleils & nos Lunes sont meilleurs enleur nature, que les Soleils Sc les Lunesvulgaires. Notre Soleil ôc notre Lune dansun même Sujet font vifs, & ceux du vul-gaire font morts en comparaison des nôtres,qui font éxistans & permanens dans notrePierre. Après quoi vous observerez quele Mercure , tiré de nos Corps, est sem-blable au Mercure aqueux Sc commun, Scpar cette raison la chose se réjouit de sotisemblable, se plaît avec lui, & sy unitmieux ôc plus volontiers, ainsi que font l§