5)6 Le Livre du Trevisan",venir à cette Science. II advint qu’il vintun Lai, Baillis de notre pays , qui voulutfaire la Pierre de Sel commun . & le dissol-voít à i’Air, puis le congélort an Soleil»Sc Fui soit des autr'es choses beaucoup , qurferoient longues à raconter, & en cela nouspersévérâmes un an & demi, & rien ne fî-mes, car nous ne besoignions pas sur Ma-tière dûë. Et comme dit la vénérable Tur-be, appellée le Code de toute vérité, Onne peut trouver en la chose ce qui n’y ejrpas. Mais, comme il est tout clair , auSe! commun n’est pas la chose que nousquérons, 8c nous vîmes bien par quinze 1fois que nous recommencions , Sc nyvoyons nulle altération de fa nature, ôcpar ainsi nous laissâmes cettui Ouvrage.
Et puis nous vîmes des autres, qui fai-soient de très bonne Eau forte pour vou-loir dissoudre très-bon Argent fin ,Sc Cui-vre & autres Métaux , Sc dissolvoient èrerm Vaisseau Argent fin, Sc Argent vif et»un autre, Sc tout avec une même Eau Scbien violente, Sc les y laissoient par douzemois, Sc puis prenoient les deux Phioîles »Sc les mertoient en une; Et alors ils di-foient que c’étoit mariage du Corps Sc deP Esprit. Puis mettoient dessus cendreschaudes , & faisoient évaporer la tiercepartie de PEau forte ; Sc ce qui nous res-tait, nous ie mettions eh une Cucurbire
«iangulaiie