'Z 54 Le Livke eu Tkevisan;ture, besoignant sur icelle, ne fait que laForme d’un Enfant : Et Nature ne peutdonner autre Forme à la Matière sur la-quelle elle besoigne, que la chose à la-quelle icelle Matière est inclinée & dispo-sée, & est toute sa fin : Et ainsi donc, cettespermatique union faite , Nature besoi-gnant, ne lui peut donner autre Formequ’Humaine, & cette Matière n’est dispo-sée Sc n’a puissance de recevoir autre For-me que celle-là. Exemple gros pour lesIgnorans. Quand un Homme veut aller àquelque chemin , & il est en un carrefour,il n’est point encore au propre chemin dulieu où il veut aller, plutôt qu’en un autre ;mais quand une fois il est au sentier qui s’a-dresse au chemin, fasse après ce qu’il vou-dra, continuant toujours le droit chemin,il viendra là.
Ainsi il appert clairement que chacunechose a sa propre Voye Sc sa propre Ma-tière dequoi elle se fait, & non pas que cha-cune chose se fasse de chacune Matière.
Item. Si ceci étoit vrai, il ne faudroit jani Ciel, ni clarté : Car les quatre Elémensjamais ne mûroient leur nature, & tout se-roit toujours une chose, qui est une choseerronée.
Item. II appert clairement après, parexpérience , que chacune chose a fa chosesemblable, dequoi elle se fait naturellement,